Choisir son premier quiver de Wing foil !

Choisir son premier quiver de Wing foil !

- Catégories : ACTUALITES

La Wing :
La Wing sera votre moteur, il est important de bien la choisir. Si on est surtoilé ou sous-toilé, cela peut gâcher votre session. Les tailles des Wings varient de 2m² jusqu’à  8m².  Alors comment choisir la bonne taille ?
Pour cela il faut se baser sur 3 grands critères : votre gabarit, votre niveau et la plage de vent dans laquelle vous souhaitez pratiquer.
En effet, un pratiquant de 70kg et un pratiquant de 85kg n’utiliseront pas la même taille de Wing, même s’ils naviguent dans la même plage de vent.
La force du vent est aussi à prendre en considération. Moins il y a de vent, plus la taille de la Wing sera importante, et inversement.
Et enfin, cela va aussi dépendre de votre niveau. Partons du principe que vous débuter, l’idéal est de choisir une taille de Wing polyvalente, qui vous permettra de couvrir une plage de vent plus large. Généralement, la taille la plus polyvalente pour débuter est 5m², avec cette taille il sera possible de naviguer entre 12 et 22 nœuds, ce qui parfait pour s’initier. Attention, il est possible que vous ayez besoin d’une 5.5m² ou 6 m² en fonction de votre gabarit.
Pour résumer, avant d’acheter une Wing, prenez en considération les conditions météo locales, votre niveau et votre gabarit.

Et au fait, poignées souples, rigide ou boom ?
Il n’y a pas vraiment de bon ou mauvais choix. C’est avant tout une question de feeling même si les poignées rigides sont plus confortables et en cas de survente on aura moins la sensation de se faire « arracher ». Le Boom permet une liberté de mouvement plus importante, et peut plaire au planchiste car la sensation est proche d’un wishbone. L’inconvénient avec un boom est que le sac de votre Wing sera forcément plus long.

Le foil :
Avant de rentrer dans les détails, il est important de connaitre l’anatomie d’un foil :
- Le boitier (box) : est la pièce qui vous permet de connecter la planche à votre foil. Attention à bien vérifier la compatibilité entre le boitier et votre planche.
- Le mât : le mât va définir la hauteur de vol au-dessus de l’eau. Il peut être en aluminium ou carbone, ce qui impactera sa rigidité, son poids et les performances.
- Le fuselage : c’est l’élément qui relie le mât, l’aile avant et le stabilisateur. La longueur du fuselage va influencer la stabilité et la maniabilité.
- L’aile avant (front Wing) : le composant principal d’un foil, son envergure, son ratio et son profil vont déterminer la portance, la facilité de décollage et la maniabilité.
- L’aile arrière (stabilisateur) : le stab sera toujours plus petit que l’aile avant, ce composant permet d’assurer la stabilité et la nervosité du foil. 
Vous connaissez maintenant  les composants d’un foil, à présent, nous allons voir comment les choisir.

L’aille avant :

La taille de l’aile avant est toujours exprimée en centimètre carré. Sur les foils « débutant », la taille de l’aile avant est comprise entre 1500cm² et 2000cm². Une fois de plus, il faut prendre en compte votre gabarit et la plage de vent dans laquelle vous souhaitez pratiquer. Les grandes ailes avant ont plusieurs avantages : elles permettent un décollage facile et une excellente stabilité à basse vitesse, donc même par vent léger.  Les inconvénients sont évidemment  le manque de maniabilité dans les manœuvres serrées  et le manque de vitesse dû à la trainée. Cependant, lors de l’apprentissage on cherche principalement à décoller et rester hors de l’eau, la vitesse et la maniabilité ne sont donc pas des priorités.
A noter que nous ne parlerons pas du « low aspect » et « high aspect » dans ce guide.  Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’une aile « high aspect » sera plus maniable, plus rapide (car moins de trainé) mais demande un minimum de niveau technique puisque le décollage sera moins facile. Cela pourrait être un choix judicieux lorsque vous serez assez à l’aise pour changer d’aile avant. Plus on s’améliore, plus la surface de l’aile avant va diminuer, afin de rechercher plus de maniabilité et plus de vitesse. Mais il est intéressant de conserver une aile avant de grande taille, elle vous sera utile pour décoller facilement dans des vents légers.

Le mât :

Quelle hauteur ? Aluminium ou carbone ?
Pour débuter, pas besoin d’un mât en carbone. Les mâts en aluminium seront bien plus accessibles et leurs performances sont suffisantes pour votre apprentissage. Ils seront assez résistant pour encaisser les chocs en cas de mauvaise manipulation, en contrepartie ils seront plus lourd, moins rigide et « freinent » un peu plus dans l’eau.
La hauteur du mât est exprimée en centimètre. Sur des foils « débutant » la hauteur du mât varie entre 70cm et 85cm. Les mâts plus courts seront plus tolérants lors des erreurs d’appuis, ce qui donne aussi une sensation de sécurité. De plus, un mât court limite le risque de chutes violentes puisque la hauteur de vol est réduite.  
Tout comme l’aile avant, le mât est un composant qui va évoluer au fil de votre progression. Par la suite, un mât plus long vous permettra d’améliorer la vitesse, de mieux tolérer le clapot et vous donnera plus d’angle lors de la remontée au vent.

Le fuselage :

Le fuselage est l’élément qui relie toutes les parties du foil : mât, aile avant et stabilisateur. La longueur du fuselage va impacter la réaction de votre foil. Plus le fuselage est long (entre 60cm et 70cm), plus le foil sera stable, et l’effet de tangage sera grandement limité. C’est donc un choix idéal pour débuter. A l’inverse, un fuselage court augmentera la réactivité du foil, notamment dans les manœuvres, ils sont donc destinés à des pratiquants plus chevronnés.

Le stabilisateur :
Le stabilisateur est le composant qui se trouve à l’arrière du foil. Son rôle est de… Stabiliser. Il joue un rôle essentiel dans la tenue globale du foil, tout comme l’aile avant.  Un grand stabilisateur (+ 250cm²) donnera une bonne stabilité, c’est donc idéal pour l’apprentissage. De plus, il permettra de « canaliser » le foil car il réduira les oscillations. A savoir qu’il sera possible de changer de stabilisateur au fil de votre évolution. Attention, il ne faut pas déséquilibrer l’aile avant est le stabilisateur. Si vous garder un stab trop gros par rapport à l’aile avant, il pourrait gêner la navigation car il donnera trop d’inertie. La surface du stabilisateur doit donc être en adéquation avec la surface de l’aile avant.

La planche :
Tout comme la Wing et le foil, le choix de votre première planche va dépendre principalement de votre niveau et votre gabarit. Il existe une règle pour trouver le volume minimal : votre poids + 30.
Par exemple, pour un pratiquant de 80kg, une planche de 110 litres sera convenable, mais pour plus de confort et de facilité, vous pouvez opter pour une planche de 120, 130 ou 140 litres. Une planche volumineuse vous assurera de la stabilité et du confort. Au fil de votre évolution, vous pouvez réduire progressivement le volume de votre planche pour gagner en maniabilité.

Gonflable ou rigide ? Les deux ont leurs avantages et les inconvénients. Les planches rigides offrent des meilleures performances en termes de réactivité et durabilité. Cependant, ces planches nécessitent un espace de stockage adapté et un budget plus important. A l’inverse, les planches gonflables prennent moins de place, sont plus légère et sont plus résistantes aux chocs. Elles ont aussi l’avantage d’être moins onéreuse. La forme de la planche va aussi influencer la glisse et le contrôle. Les planches courtes et larges sont idéales pour débuter, elles offrent une bonne stabilité et un waterstart plus facile.

Pour faire simple, les planches gonflables sont un très bon choix lors de l’acquisition de votre premier quiver. En plus du côté pratique, les planche gonflable nécessite jusqu’à 20 psi de pression, autant dire que c’est un bon échauffement !

Accessoires et sécurité :

Votre quiver est maintenant complet ! Cependant, pour rendre votre navigation plus sécurisée et confortable, il existe quelques accessoires à ne pas négliger. Il est impératif de prévoir, un casque et une « veste impact ». Il y a de forte chance de tomber lors de l’apprentissage du wingfoil, il est donc important de se protéger afin de limiter le risque de blessure grave. Attention, la plupart des vestes impact ne sont pas des équipements d’aide à la flottaison. Si vous préférez, vous pouvez opter pour un gilet de sauvetage qui sera homologué 50N.
Question confort, vous pouvez utiliser un leash ceinture plutôt qu’un leash cheville (parfois fournit avec votre planche). Un leash ceinture vient se fixer autour de votre taille, ce qui permet une plus grande liberté de mouvement et limite le risque d’enchevêtrement avec le foil ou vos jambes.

Autre point important : prenez soin de votre matériel ! Si vous pratiquez en mer, n’oubliez pas de rincer votre matériel correctement. Vous pouvez aussi démonter votre foil et appliquer du « tef-gel » (fournit avec le foil) sur les vis pour limiter le risque d’oxydation.
Pour votre Wing, essayez de la faire sécher tout en évitant de l’exposer directement aux rayons UV au risque d’abimer le tissu prématurément. Et surtout, faites attentions au sur-gonflage, en particulier l’été ! Cela risque d’abimer les coutures ou tout simplement exploser le boudin gonflable de votre Wing. Il est important de respecter la pression recommandée, inscrite sur la Wing ou sa notice.

Vous avez maintenant toutes les informations nécessaires à l’acquisition de votre premier quiver ! N’ayez pas peur de choisir des équipements « trop » grands ou volumineux pour débuter. Cela vous permettra de facilité votre apprentissage. Si vous avez un doute sur l’équipement qu’il vous faut, vous pouvez prendre un ou plusieurs cours ou vous adressez à un professionnel.

Partager ce contenu